La saison 2011 du Championnat du monde FIA de Formule 1 a marqué la soixante-cinquième édition de cette compétition reine du sport automobile. Le calendrier initial prévoyait vingt manches, intégrant notamment l'introduction très attendue du Grand Prix d'Inde avant l'annulation de l'épreuve à Bahreïn. Cette année-là a également été symbolisée par le retour de Pirelli en tant unique fournisseur de pneumatiques pour l'ensemble des écuries du plateau.
Red Bull Racing et son pilote prodige Sebastian Vettel abordaient la saison en tant que tenants des titres des constructeurs et des pilotes. Vettel a brillamment défendu sa couronne mondiale au terme d'une campagne menée de main de maître, s'imposant comme le plus jeune double champion de l'histoire de la discipline. Cette saison historique a aussi introduit l'aileron arrière mobile, le système DRS, destiné à favoriser les dépassements en course.
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SubscribeLe début du championnat a immédiatement mis en lumière la supériorité de l'Allemand, vainqueur autoritaire de la manche inaugurale à Melbourne après avoir signé la pole position. Les courses suivantes en Malaisie, en Chine et en Turquie ont confirmé la tendance, malgré la concurrence féroce menée par les pilotes McLaren et les fulgurances de Fernando Alonso au volant de sa Ferrari.
Le point d'orgue de cette première moitié de saison est intervenu lors d'un Grand Prix du Canada dantesque perturbé par des trombes d'eau et une longue interruption. Au terme d'une remontée fantastique après une pénalité, Jenson Button a su profiter d'une ultime erreur de Vettel sous la pression pour s'emparer de la victoire dans les derniers instants sur le circuit de Montréal.
Une Domination Sans Partage pour Red Bull
Les manches européennes estivales, à l'image du Grand Prix de Grande-Bretagne remporté par Fernando Alonso, ont permis à la concurrence de briller ponctuellement face à une hégémonie rouge et bleue bien installée. Malgré ces quelques soubresauts tactiques et techniques, la constance impressionnante de Sebastian Vettel a fini par étouffer tout suspense dans la course au titre mondial.
L'hégémonie de Red Bull Racing s'est traduite par une série impressionnante de pole positions et de victoires écrasantes tout au long de la saison européenne. La monoplace conçue sous la direction technique d'Adrian Newey a survolé les débats grâce à une exploitation optimale des règlements aérodynamiques en vigueur.
Les pneumatiques Pirelli, introduits dans l'urgence après le retrait de Bridgestone, ont imposé aux ingénieurs et aux pilotes une gestion rigoureuse des gommes. Si certains Grands Prix ont offert des stratégies à arrêts multiples spectaculaires, la firme italienne a relevé le défi avec brio malgré un calendrier extrêmement serré.
Derrière l'intouchable leader du championnat, la lutte pour les places d'honneur a offert de superbes empoignades entre les représentants de McLaren et de Ferrari. Lewis Hamilton et Jenson Button ont régulièrement mis la pression sur les leaders, tout en composant avec les aléas d'une saison particulièrement intense et riche en rebondissements.